En 2024, le marché français de la cigarette électronique a poursuivi sa croissance, atteignant un chiffre d’affaires estimé à 1,65 milliard d’euros. Cette progression est soutenue par l’augmentation du nombre de vapoteurs, estimé à 3,6 millions, et par la hausse continue du prix du tabac traditionnel, un paquet de cigarettes coûtant en moyenne 11 euros, avec une augmentation prévue à 12 euros en 2025.
Dans ce contexte, la cigarette électronique apparaît comme une alternative à la fois plus économique et plus salutaire. Elle est aujourd’hui largement perçue comme moins nocive pour la santé que le tabac, ce qui incite de nombreux fumeurs à s’y tourner, dans une démarche de réduction des risques, voire de sevrage progressif. Pour beaucoup, elle constitue une étape intermédiaire vers l’arrêt complet du tabac, en facilitant la transition sans rompre brutalement avec la gestuelle et la dépendance à la nicotine.
Malgré des incertitudes scientifiques concernant ses effets à long terme, la cigarette électronique continue de susciter l’intérêt de la communauté médicale et fait l’objet de nombreuses recherches. Le marché doit cependant faire face à un encadrement réglementaire croissant, notamment l’interdiction des cigarettes électroniques jetables ("puffs") votée en février 2025, qui pourrait influencer les comportements de consommation. Néanmoins, son adoption ne cesse de croître, portée par l’innovation, les nouveaux usages et la recherche de solutions moins nocives face au tabac traditionnel.
Apparue au début des années 2000 en Chine, la cigarette électronique, aussi appelée e-cigarette ou vapoteuse, a progressivement conquis le marché mondial avant d’être commercialisée en France en 2010. Son succès repose sur son fonctionnement innovant, permettant d’inhaler une vapeur aromatisée plutôt que de fumer du tabac combustible.
Elle se compose de trois éléments essentiels : une batterie, qui alimente le système en énergie, un réservoir, destiné à contenir l’e-liquide, et une résistance, qui chauffe le liquide pour produire de la vapeur. Ce mécanisme simple permet de reproduire la gestuelle du fumeur tout en offrant une alternative au tabac.
Au fil des années, le marché s’est structuré autour de plusieurs catégories de produits adaptées aux différents profils de consommateurs :
En complément de ces dispositifs, les e-liquides jouent un rôle central dans l’expérience du vapotage. Ils sont disponibles dans une large gamme d’arômes et de compositions, avec ou sans nicotine, selon les préférences de chacun. Aujourd’hui, plus de 7 700 saveurs sont proposées, allant des goûts classiques (tabac, menthol) aux saveurs fruitées ou gourmandes. Cette diversité contribue fortement à l’adoption de la cigarette électronique, en offrant une expérience personnalisable à chaque vapoteur.
Contrairement aux idées reçues, la principale motivation pour passer à la cigarette électronique n’est pas la santé, mais le coût. En effet, 65 % des vapoteurs adoptent la e-cigarette avant tout pour réduire leur budget tabac, tandis que la santé n’arrive qu’en deuxième position avec 23 % des motivations.
Le budget moyen d’un vapoteur oscille entre 35 et 55 euros par mois, alors qu’un fumeur classique dépense en moyenne 100 à 200 euros s’il consomme un demi-paquet par jour.
Cela dit, l’aspect santé joue également un rôle clé. Selon le baromètre de Santé Publique France (2017), la cigarette électronique aurait permis à 700 000 Français d’arrêter de fumer. Aujourd’hui, 58,8 % des vapoteurs sont encore fumeurs de tabac, tandis que 41,2 % sont d’anciens fumeurs.
Au second semestre 2016, 2 millions de personnes ont tenté d’arrêter de fumer. Parmi les solutions de substitution, la e-cigarette s’est imposée en tête avec 26,9 % des tentatives, devant les substituts nicotiniques (18,3 %) et l’aide d’un professionnel de santé (10,4 %).
Le débat sur les risques liés à la cigarette électronique reste ouvert. 57 % des Français estiment qu’elle est moins nocive que la cigarette classique, et l’organisme Public Health England affirme qu’elle serait 95 % moins dangereuse que le tabac traditionnel.
Toutefois, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère la e-cigarette comme "incontestablement nocive", notamment en raison de ses effets sur les maladies pulmonaires.
Le marché mondial de la cigarette électronique a connu une croissance significative ces dernières années, avec des estimations de chiffre d'affaires variant selon les sources. Selon Research Nester, il était évalué à 30 milliards de dollars en 2023 et aurait atteint environ 35 milliards de dollars en 2024, avec une projection à 67 milliards de dollars d’ici 2036. Cela correspond à un taux de croissance annuel composé (TCAC) d’environ 30 % sur la période 2024-2036. D’autres analyses confirment cette tendance haussière, estimant que le chiffre d’affaires mondial a dépassé les 30 milliards de dollars en 2024. Cette expansion s'explique notamment par la recherche d’alternatives au tabac traditionnel, l’attrait croissant du vapotage chez les jeunes adultes, et les innovations constantes dans le secteur.
Les États-Unis restent le principal marché de la cigarette électronique, avec une forte adoption des produits et une offre particulièrement diversifiée. L’Europe se distingue par un cadre réglementaire structuré et une acceptation croissante du vapotage dans plusieurs pays. La région Asie-Pacifique, quant à elle, affiche une progression marquée, notamment en Chine, principal centre de fabrication, et au Japon, où l’innovation technologique joue un rôle clé. Cette répartition reflète des dynamiques régionales contrastées, mais convergentes vers une expansion globale du marché.
En France, la cigarette électronique s’est largement développée ces dernières années, attirant un nombre croissant de consommateurs. Aujourd’hui, environ 3 millions de personnes vapotent, soit 5,5 % de la population adulte, dont 2,3 millions d’utilisateurs réguliers. Avec ces chiffres, la France figure parmi les trois plus grands marchés mondiaux, aux côtés du Royaume-Uni et de la Malaisie.
Plusieurs facteurs expliquent cet engouement : la hausse continue du prix du tabac, la perception d’un risque moindre associé au vapotage et la diversité des produits disponibles. Dans ce contexte, le marché français se structure progressivement, porté par une présence renforcée d’acteurs spécialisés, de boutiques dédiées et un cadre réglementaire en constante évolution. Toutefois, l’encadrement du secteur demeure un sujet de débat, entre volonté de régulation et nécessité d’accompagner une alternative au tabac.
La vente et l’usage des cigarettes électroniques en France sont encadrés par un ensemble de règles strictes, issues du droit national et européen. Voici l’essentiel à retenir pour toute personne souhaitant se lancer dans le secteur :
Cette question de la réglementation est d’autant plus centrale que la France joue un rôle clé dans l’élaboration des normes encadrant le vapotage à l’échelle européenne. Publicité, vente aux mineurs, composition des e-liquides : autant d’aspects strictement surveillés par les autorités, qui suivent également de près les études sur les effets du vapotage à long terme. Malgré ces contraintes, le marché français reste dynamique, porté par l’innovation, l’évolution des habitudes de consommation et l’intérêt croissant des fumeurs souhaitant se détourner du tabacet .
L’un des atouts majeurs du marché français réside dans la qualité de ses e-liquides, avec près de 70 % des e-liquides vendus en France issus de la production nationale. Cette fabrication locale répond à une forte demande, avec entre 1 500 et 2 000 bouteilles écoulées chaque mois. Si la quasi-totalité des dispositifs de vapotage (e-cigarettes, vapoteuses ou encore puffs) commercialisés en France sont importés de Chine, la situation est bien différente pour les e-liquides.
La France s’est imposée comme l’un des pays les plus dynamiques d’Europe dans ce secteur, portée par l’essor d’une filière locale structurée autour de la qualité, de la traçabilité et de la sécurité. Le "Made in France" est devenu un argument de poids pour les consommateurs, qui privilégient de plus en plus des produits jugés plus fiables, mieux contrôlés et conformes à des normes sanitaires exigeantes.
Une cinquantaine de laboratoires indépendants sont aujourd’hui implantés sur le territoire, parmi lesquels Gaïatrend, acteur de référence en Europe, ainsi que Vincent dans les Vapes (VDLV), Alfaliquid, Le French Liquide ou encore Curieux. Tous partagent une même exigence de qualité, avec des procédés de fabrication rigoureusement encadrés. Les e-liquides français respectent en effet la norme AFNOR (XP D90-300), qui définit des critères stricts en matière de pureté des ingrédients, de contrôle microbiologique, et de sécurité des produits finis. Des tests réguliers en laboratoire permettent de détecter la présence éventuelle de substances indésirables comme le formaldéhyde, l’acroléine ou certains métaux lourds.
Les compositions sont également soignées : propylène glycol (PG) et glycérine végétale (VG) servent de base, complétés par des arômes alimentaires issus de l’industrie agroalimentaire, de la nicotine de qualité pharmaceutique – généralement d’origine européenne – et, parfois, une très faible quantité d’eau ou d’alcool. Cette transparence sur les ingrédients et les processus séduit une clientèle de plus en plus attentive à la composition des produits qu’elle consomme.
En misant sur la traçabilité, la qualité sanitaire et une production locale responsable, les fabricants français ont su bâtir un positionnement fort. Ils doivent toutefois composer avec des défis importants : des coûts de production plus élevés que ceux des e-liquides importés (notamment de Chine ou des États-Unis), une réglementation européenne en constante évolution, et des attentes croissantes en matière d’écoresponsabilité. Pour y répondre, de nombreuses marques s’engagent désormais dans des démarches durables, en repensant leurs emballages ou en proposant des formules moins impactantes pour l’environnement.
Le marché de la cigarette électronique, en France comme à l’échelle mondiale, connaît une évolution rapide, portée par des innovations technologiques et des attentes de plus en plus précises de la part des consommateurs. Ce secteur s’est maturé et professionnalisé, avec une meilleure traçabilité des produits, une offre plus qualitative, et une standardisation progressive des pratiques. La demande pour des dispositifs à forte autonomie reste forte : les vapoteurs recherchent des e-cigarettes capables de fonctionner toute la journée sans recharge fréquente. Par ailleurs, les e-cigarettes connectées transforment l’expérience utilisateur, en permettant le suivi en temps réel de la consommation et la personnalisation des sessions via des applications mobiles.
Les e-liquides aux compositions plus naturelles gagnent également du terrain. Avec une réduction des additifs et des ingrédients controversés, les consommateurs privilégient des formulations plus saines et transparentes. On assiste ainsi à une montée en gamme générale des produits : les vapoteurs recherchent des e-liquides premium, souvent fabriqués en France, mais aussi des dispositifs réutilisables, durables et personnalisables, offrant une expérience gustative et sensorielle plus riche.
L’innovation continue de repousser les limites, avec l’arrivée de modèles multi-compartiments, étanches (waterproof), voire équipés de capteurs d’empreinte digitale, pour renforcer la sécurité et la personnalisation.
Parallèlement, une prise de conscience éthique et écologique émerge autour de la cigarette électronique. Les produits à usage unique, comme les puffs, très prisés des jeunes, sont en fort déclin. Cette évolution est portée par une volonté politique de protéger les mineurs et de réduire l’impact environnemental. L’interdiction des puffs a été votée début 2025, avec une mise en application attendue dans l’année.
Enfin, le renforcement des régulations – qu’il s’agisse de la publicité, des arômes ou de la fiscalité – impose de nouveaux défis à l’industrie. Dans ce contexte en mutation rapide, les acteurs du secteur doivent faire preuve d’agilité et de responsabilité, pour continuer à innover tout en respectant un cadre législatif de plus en plus strict.
Le marché de la cigarette électronique s’appuie sur trois grands circuits de distribution, chacun jouant un rôle clé dans son développement :
Les magasins physiques restent largement majoritaires, avec environ 70 % des vapoteurs qui privilégient l’achat en boutique, contre 27 % qui optent pour les plateformes en ligne. Ce maintien s’explique par l’importance du conseil, de l’accompagnement et de la relation de confiance avec les vendeurs spécialisés.
Aujourd’hui, la France compte environ 3 300 vape shops, tandis que les buralistes renforcent leur présence sur ce marché en plein essor.
Enfin, certaines enseignes se sont imposées comme des références incontournables. Vapostore, Cigusto, Clopinette et Le Petit Vapoteur figurent parmi les acteurs majeurs, contribuant à structurer et dynamiser le secteur avec des réseaux bien implantés et des stratégies innovantes.
En France, la majorité des ventes de cigarettes électroniques s’effectue en points de vente physiques, notamment dans les vape shops spécialisés et chez les buralistes. Selon une étude Xerfi, les boutiques spécialisées représentent à elles seules 60 % des ventes de cigarettes électroniques.
Développer son réseau de distribution est un enjeu majeur pour toute marque de cigarette électronique et e-liquid souhaitant s’imposer sur un marché en pleine croissance. Avec plusieurs milliers de vape shops et plus de 20 000 bureaux de tabac en France, il est essentiel d’adopter une stratégie de prospection efficace.
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Dans l’univers de la cigarette électronique, certains produits, comme les pods, les e-liquides best-sellers et les vapes jetables, ont une rotation rapide et nécessitent un suivi rigoureux.
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